Amortissement
Déduction comptable de la perte de valeur d'un bien. Réduit l'impôt sans décaissement réel.
Exemple
Bien 200 000€ (hors terrain) → Amortissement ~5 000€/an pendant 40 ans
L'amortissement est une écriture comptable qui traduit la dépréciation théorique d'un bien dans le temps.
Principe
Chaque année, vous déduisez une fraction de la valeur du bien de vos revenus, réduisant ainsi la base imposable.
Durées standard (méthode par composants)
| Composant | Durée | Part du bien |
|---|---|---|
| Gros œuvre | 50 ans | ~50% |
| Façades | 20 ans | ~10% |
| Installations techniques | 20 ans | ~20% |
| Agencements | 15 ans | ~20% |
| Mobilier | 5-10 ans | Variable |
Ce qui n'est PAS amortissable
- Le terrain (non dépréciable)
- La quote-part terrain est généralement estimée à 10-20% du prix
Limite en location meublée
L'amortissement déductible est plafonné au montant des loyers diminué des autres charges : il ne peut pas créer ni augmenter un déficit. Il faut distinguer l'amortissement non déduit du déficit provenant des autres charges.
Exemple : pour 10 000 € de loyers et 7 000 € d'autres charges, la déduction d'amortissement est limitée à 3 000 € sur l'exercice. Cette écriture ne modifie pas les sommes encaissées ou payées.
Les durées et répartitions ci-dessus sont illustratives ; elles doivent correspondre au bien, à ses composants et à leur durée d'utilisation. La part du terrain doit être justifiée, sans forfait universel.
Source vérifiée le 14 octobre 2026 : BOFiP, paragraphes 55 à 58.
Termes liés
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